
Emile Henry, une belle aventure dynastique et industrielle
1900, un nouveau siècle qui marque le début de la notoriété de la poterie Henry avec la conquête de Paris sous l’impulsion de Paul qui a succédé à son père quelques années plus tôt. Puis vient le tour d’Emile qui réussit a sauvé la fabrique des affres de l’après grande guerre.
Dans les années 80, Jacques ingénieur de formation, poussent encore un plus loin la perfection des poteries Henry en leur donnant ce petit plus technique que les concurrents n’ont pas forcément. Il scelle également l’identité des poteries Henry en créant la marque Emile Henry en hommage à son grand père.
La fabrication d’une céramique Emile Henry

Suivons maintenant la fabrication d'une céramique Emile Henry et cette association fascinante de la terre et du feu
C'est d'abord un savant mélange d’ingrédients au dosage secret. Nous saurons juste qu’il est composé d’argiles extraites en Europe, de feldspath, de silice, de talc et d’eau.
La mixture obtenue est alors patiemment mise au repos «à agitation lente » pendant 48 heures. Cette pause permet d’éliminer les bulles d’air. On remplit ensuite un moule en plâtre de cette mixture appelée barbotine. Notre céramique prend alors sa forme initiale tout en séchant à l’air libre de quelques dizaines de minutes à quelques heures. C’est la « prise ».
La phase délicate du démoulage est alors passée avec succès et notre plat en céramique sèche de nouveau à l’air libre ou dans un four pendant quelques heures. L’ artisan et son couteau peaufine alors la forme définitive. Puis vient l'émaillage qui va donner à notre moule sa jolie couleur. Notre céramique prend bien forme !
Puis vient l’épreuve du feu ! Pendant trois heures, notre moule connaît son premier four, sous des températures savamment dosées et pouvant atteindre 1 100 °C. A sa sortie du four, notre moule est prêt pour affronter températures extrêmes, chocs thermiques et mécaniques. Il est alors temps de peaufiner son esthétique en passant entre les mains du polisseur.
Avant de rejoindre le stock puis votre cuisine, une dernière épreuve : le contrôle. Il est à la fois visuel mais aussi sonore ! Chaque contrôleur est muni d'une bague à grelot qu'il frappe sur notre moule. Le son émis permet de confirmer sa qualité et de vérifier l'absence de fêlure.

Les atouts d'une céramique Emile Henry

Le plus intéressant chez Emile Henry c'est cette préservation de l'âme artisanale malgré le succès et la production industrielle. Pour preuve, chaque ouvrier signe ses poteries sur le fond d'un signe personnalisé gâce à une grille qu'il porte au poignet.
